Cercy-la-Tour : Trésor historique et nature préservée au cœur de la Nièvre #
Perchée sur un éperon rocheux à la rencontre de trois rivières et du canal du Nivernais, Cercy-la-Tour condense en quelques rues ce que le sud nivernais a de plus attachant : un donjon médiéval, une église romane du XIe siècle, une fontaine de 1844 et des berges faites pour la marche et le vélo. De quoi préparer une visite concrète.
Plan de l'article
- Cercy-la-Tour : Trésor historique et nature préservée au cœur de la Nièvre
- Situation géographique stratégique : confluence de rivières et canal du Nivernais
- Vestiges d’un oppidum gallo-romain et forteresse médiévale
- Patrimoine religieux et monuments emblématiques
- Hameaux, lieux-dits et art de vivre à la campagne
- Escapades nature et loisirs au fil de l’eau
- Évolution démographique et vie communale dynamique
- Gare historique et patrimoine ferroviaire
- Préparer sa visite : repères et sources
- À retenir
- Questions fréquentes sur Cercy-la-Tour
Situation géographique stratégique : confluence de rivières et canal du Nivernais #
Implantée sur un éperon rocheux, Cercy-la-Tour occupe une position qui explique à elle seule son histoire. Le bourg s’étend à la confluence de l’Alène, de l’Aron et de la Canne, trois rivières qui rejoignent ici le canal du Nivernais. La commune couvre 45,57 km² et s’étage entre 191 et 253 mètres d’altitude : une butte, un clocher, et l’eau tout autour.
- Le canal du Nivernais, de Decize à Auxerre, traverse la commune et porte le tourisme fluvial local.
- La véloroute aménagée au bord du canal en fait une étape naturelle.
- Rivières et canal offrent des parcours de pêche et des berges propices à la promenade.
Cette confluence a façonné le village autant que son économie : on s’est installé là où l’on contrôlait les gués. Aujourd’hui, le port et le camping municipal « Le Port » prolongent cette vocation fluviale, tournée vers la plaisance et le vélo.
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Vestiges d’un oppidum gallo-romain et forteresse médiévale #
L’occupation humaine précède largement le village actuel. Des silex taillés du Paléolithique (environ −250 000 ans) ont été mis au jour au lieu-dit Champlevois, d’autres du Néolithique (−6 000 à −4 000 ans) dans le centre-bourg. À l’époque gallo-romaine, l’éperon porte l’oppidum de Cerciacum, place forte dont voies antiques, gués et monnaies ont gardé la trace.
De cette double histoire — oppidum puis place forte — le village tient son nom et sa silhouette. Le donjon relevé n’est plus une défense : c’est le repère que l’on cherche du regard depuis la route comme depuis le chemin de halage.
Patrimoine religieux et monuments emblématiques #
L’église Saint-Pierre est l’un des plus anciens édifices romans du département : sa construction est située à la fin du XIe siècle, vers 1080. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1987 — c’est d’ailleurs le seul monument protégé de la commune. Son plan cruciforme aligne une nef unique, un transept et une abside flanquée de deux absidioles ; le clocher carré s’ouvre par des baies géminées et le portail roman à billettes a été repris en arc brisé au XVIe siècle.
- L’édifice a été dévasté et incendié par les protestants en 1582 pendant les guerres de Religion, puis détourné de son usage sous la Révolution : salle de réunion, avant de servir de grange à foin.
- Il abrite une statue de saint Hilaire de Poitiers en bois du XVIIIe siècle, haute de 111 cm.
- Trois cloches du XIXe siècle y sonnent encore : Marie Désirée (245 kg), Berthe (441 kg) et Louise (874 kg).
Au sommet de la Tour veille Notre-Dame du Nivernais, érigée en 1958 comme monument commémoratif diocésain du centenaire des apparitions de Lourdes. La statue d’origine a été remplacée en 2008 par une sculpture en pierre, bénie le 15 août de la même année. Plus bas, la fontaine d’Aligre — grès et bronze, 1844 — porte les bustes du marquis et de la marquise d’Aligre, bienfaiteurs du village ; son puits descend à 25 mètres.
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Hameaux, lieux-dits et art de vivre à la campagne #
Autour du bourg, l’habitat se disperse en écarts et lieux-dits, comme souvent dans le Nivernais. Deux d’entre eux sont documentés de longue date.
- Champlevois : lieu de découverte des silex paléolithiques, et site du château de Champlevois, ensemble fortifié de calcaire et de brique des XIIIe-XVIe siècles (pavillon-porte, tour hexagonale, douves).
- Coulonges : le nom survit dans celui de la Porte de Coulonges, au bas de l’actuelle rue Pasteur.
Le reste du territoire, très étendu au regard de sa population, alterne parcelles agricoles, chemins creux et fermes isolées. D’où le rythme du lieu : on vit à pied dans le bourg, à vélo ou en voiture dès qu’on en sort.
Escapades nature et loisirs au fil de l’eau #
L’offre de loisirs est bâtie autour de l’eau et du plein air, sans grand équipement : municipale, accessible, concentrée sur quelques centaines de mètres au bord du canal.
- Randonnée sur les berges de l’Aron et le chemin de halage, vers le Bazois et le Morvan.
- Vélo sur la véloroute du canal de Decize à Auxerre, plate et familiale.
- Baignade à la piscine municipale, équipée d’un toboggan, ouverte en saison.
- Tennis, minigolf et plaine de loisirs, plus le camping municipal « Le Port ».
- Pêche et tourisme fluvial, qui rythment la saison.
Chaque saison redessine le paysage : floraisons sur les berges, bateaux et vélos en été, lumière rasante sur le canal à l’automne. Un tourisme lent, qui tient de l’étape plus que de la destination.
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Évolution démographique et vie communale dynamique #
Au recensement de 2023, Cercy-la-Tour comptait 1 653 habitants — les Cercycois —, contre 1 755 au 1er janvier 2021, soit −5,33 % depuis 2017. Trajectoire classique des bourgs ruraux du centre de la France : une érosion lente, compensée par le maintien d’un socle de services.
- Éducation : école maternelle et école primaire, avec cantine et garderie.
- Culture : bibliothèque municipale et « Calendrier des Manifestations Cercycoises ».
- Mobilité : deux abris-vélos sécurisés à la gare et « NiVa », autopartage de véhicules électriques déployé sur huit communes du territoire.
La mairie, place d’Aligre, reste le point d’entrée des démarches. Ce qui frappe dans cette liste, c’est moins son volume que sa cohérence : école, bibliothèque, piscine, camping, autopartage — de quoi tenir un quotidien sans quitter la commune.
Gare historique et patrimoine ferroviaire #
La gare de Cercy-la-Tour a été mise en service le 11 juin 1866 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), comme terminus provisoire. Elle est au croisement de la ligne de Nevers à Chagny et de la ligne de Clamecy à Gilly-sur-Loire, dont seule la section venant de Clamecy reste exploitée.
- Elle reste ouverte aux voyageurs, desservie par les TER Bourgogne-Franche-Comté Nevers – Dijon-Ville.
- 27 813 voyageurs y ont été comptabilisés en 2024.
- Le guichet a fermé en 2019, faute de fréquentation : vente en automate.
- Stationnement vélo et parking complètent l’équipement.
Pour un village de moins de deux mille habitants, conserver un arrêt TER sur une liaison interrégionale n’a rien d’anodin : c’est ce qui rend Cercy-la-Tour visitable sans voiture, train puis vélo le long du canal.
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Préparer sa visite : repères et sources #
Un conseil de méthode : pour les horaires, l’ouverture de la piscine ou le calendrier des manifestations, la seule source fiable reste le site officiel de la mairie, qui publie aussi les pages Patrimoine et Historique d’où proviennent les datations citées ici. Les fiches de la commune et de la gare complètent les chiffres de population et de fréquentation. Pour approfondir, n’hésitez pas à à voir.
À retenir #
- 1 653 habitants (recensement 2023), sur un éperon rocheux, à la confluence de l’Alène, de l’Aron et de la Canne.
- Un seul monument protégé : l’église Saint-Pierre, romane, vers 1080, inscrite en 1987.
- Le donjon du XIIIe siècle, relevé en 1883, surmonté depuis 1958 de Notre-Dame du Nivernais.
- La fontaine d’Aligre (1844, grès et bronze, puits de 25 m), place d’Aligre.
- Accès en TER depuis Nevers ou Dijon, puis véloroute le long du canal.




